EurActiv: Moving forward, with strong values

Rappelons-nous la phrase choc du Président Juncker : « Nous voulons être grands sur les grandes choses et petits sur les petites choses ». Dans l’esprit du Président de la Commission et de son alter ego Franz Timmermans, les grandes choses sont géopolitiques : l’Euro, les réfugiés, la sécurité ; ou institutionnelles : le package Better regulation pour améliorer la gouvernance de l’Union.

Dans la hiérarchie des priorités : information et communication relèvent sans nul doute des « petits dossiers », pour lesquels, effectivement, les résultats obtenus au cours des 12 derniers mois peuvent être qualifiés de « petits » et même d’inexistants.

Osons le dire, la politique d’information et de communication de l’Union européenne est un désastre. Au cours des 15 dernières années, ce fût plus ou moins toujours le cas. Mais actuellement, la situation est pire que jamais, ce qui est très grave car la non communication de l’Union vis-à-vis du citoyen, la non promotion de ses valeurs, de ses atouts, de ses résultats contribue massivement à alimenter un euroscepticisme qui gagne du terrain élection après élection.

Dans cette bataille pour une vraie communication européenne, EurActiv a un rôle majeur à jouer, d’abord en raison de sa très large audience. Mais informer ne va pas suffire. Les dossiers et les procédures de décision devenant sans cesse plus complexes, le souci d’informer doit s’accompagner d’une volonté pédagogique pour expliquer les contextes et commenter les enjeux. Pour prendre un exemple concret, on ne peut pas informer sur un sujet clé de l’Union, par exemple les ETS ou le Circular Economy Package sans donner un éclairage précis sur les actes délégués et les actes d’exécution que ces deux textes contiennent.

Il importe donc à la fois d’être précis et clair, ce qui n’est pas facile. Mais chacun doit comprendre que plus les textes sont compliqués plus ceux qui les commentent ou les expliquent c’est-à-dire les journalistes en premier lieu doivent simplifier et schématiser sans perdre pour autant la crédibilité technique. Rude tâche. Plus on veut faire court et simple, plus ça prend du temps.

A cette nécessaire excellence dans l’information doit s’ajouter une réflexion sur la communication, c’est-à-dire sur l’image, la visibilité, la crédibilité de l’Union. Plus les dossiers sont complexes comme on l’a dit et plus les acteurs de l’Europe (élus, fonctionnaires, lobbyistes, journalistes) se réfugient dans une sorte de pensée unique où toute critique est absente. Certes, il ne s’agit pas de critiquer pour le plaisir de critiquer, mais il est désormais urgent – et même urgentissime – de débattre sur tous les sujets clés : débattre entre nous acteurs de l’Europe et avec les citoyens européens.

Pour tous ces chantiers EurActiv a un rôle pilote à jouer en raison de son audience, nous l’avons dit, mais aussi de sa séniorité et de sa crédibilité. A titre personnel, je me félicite d’être « guru blogger » pour EurActiv et de voir l’importance du nombre de connexions pour des sujets a priori compliqués, mais que j’aborde simplement et avec une grande liberté de pensée.

A EurActiv aussi de mettre la pression sur les Institutions européennes au sens le plus large du mot pour les convaincre que « ce qui ne se sait pas n’existe pas » et que « si le savoir-faire c’est bien, le faire-savoir est au moins aussi important ».

 

English translation below:

No ‘Better regulation’ without ‘Better information’

Remember the shock sentence of President Juncker: “We want to be big on the big issues and small on the small things.” In the spirit of President of the Commission and its alter ego Franz Timmermans, great things are geopolitical: the Euro, refugees, security; or institutional: the Better regulation package to improve governance of the Union.

In the hierarchy of priorities: information and communication falls undoubtedly into “small cases” for which, in fact, the results obtained in the last 12 months can be described as “small” or even nonexistent.

Dare we say, the information policy and the European Union’s communication is a disaster. Over the past 15 years, it was more or less always the case. But now the situation is worse than ever, which is not very serious because the communication vis-à-vis the Union citizen, not promoting its values, its strengths, its results contributes massively to supply a euroscepticism gaining ground election after election.

In this battle for a true European communication, EurActiv has a major role to play, first because of its very large audience. But information is not going to be enough. Folders and decision procedures becoming increasingly complex, the need to inform must be accompanied in an educational context with a will to explain and comment on issues. To take a concrete example, we cannot inform on a key issue of the Union, such as ETS or Circular Economy Package without giving impact assessments on delegated acts and implementing acts that these two texts contain.

It is therefore important both to be precise and clear, which is not easy. But everyone should understand that the texts are more complicated over those who explain or comment that is to say, the first journalists should simplify and organise without losing the technical credibility. Rude task. We want to do more short and simple, it takes time.

Given that excellence in information is a necessity, one must add a reflection on communication, that is to say the image, visibility, credibility of the Union. More complex cases are as we have said and most of Europe actors (politicians, officials, lobbyists, journalists) take refuge in a kind of doctrinaire where criticism is absent. Certainly it is not to criticize for the sake of criticism, but it is now urgent – and even most urgent – debate on all key topics discussed between us players in Europe and with European citizens.

For all these reasons EurActiv has a leading role to play because of its audience, as we have said, but also of its authority and credibility. Personally, I am delighted to be a “guru blogger” at EurActiv and see the importance of the number of connections for a priori complicated matters, but I simply addresses and with great freedom of thought.

It is for EurActiv also to put pressure on the European Institutions in the broadest sense of the word to convince them that “what is unknown does not exist” and that “if the expertise is good, ‘know-how’ is at least as important.”

 

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